VENDREDI 14 & SAMEDI 15 JUILLET 2017

La plus pacifiste des confrontations !

Derrière le festival La Guerre du Son, c’est toute une population qui se retrousse les manches pour prouver que tout est possible même dans une petite contrée aux faux airs de « no man’s land »…

Qui sommes-nous ?

Nous avons entre 7 et 80 ans, nous habitons Landresse ou Ouvans, deux petits villages des premiers plateaux du Doubs posés dans un havre de verdure qui inspira la Guerre des Boutons à l’écrivain Louis Pergaud.

En dignes héritiers du petit Gibus, de Lebrac et de leurs compères, nous aimons tous nous retrouver pour passer de bons moments; nos premières préoccupations : faire la fête et apporter une dynamique à notre coin de campagne éloigné des centres urbains.

Dans cette optique, nous nous sommes associés en comité des fêtes depuis 1980 et nous comptons à ce jour l’organisation de plusieurs manifestations ayant accueilli un large public: représentations théâtrales, kermesses, bals, jeux inter-villages, concours de tarots, soirées karaoké, dîners dansants, concours de pétanques, fêtes des foins à l’ancienne… une première étape vers un projet plus ambitieux.

Soucieux de rassembler un maximum de personnes autour d’un même projet, nous avons fait le choix d’orienter nos fêtes champêtres vers un événement convivial et intergénérationnel… C’est alors que nous organisons en juillet 2002 la première édition du festival La Guerre du Son avec les américains de BIG SOUL en tête d’affiche : Un pari osé!

Et pourtant, même s’ils se sont un peu égarés sur nos routes, ils sont bien venus pour notre plus grand plaisir et celui de nos 1600 premiers « guerriers du son ». La fête fût belle, l’organisation impeccable et le succès au rendez-vous ! La Cerise sur le gâteau ? Une population des villages environnant conquise par le projet et qui est venue nous prêter main forte : la famille s’est agrandie !

Depuis cette première édition, nous avons su faire évoluer et pérenniser notre festival grâce notamment au soutien de partenaires publics et privés  tout en conservant les ingrédients de base : des bénévoles de tous horizons, motivés, une programmation réfléchie,  une envie de faire la fête…

Après une trêve en 2014, le festival est revenu en force en 2015 !

 

  • festival rock franche-comté
  • festival musique franche comté

Mais alors pourquoi un tel nom ? 

Derrière le nom La Guerre du Son se cache tout un morceau d’histoire et un roman de Louis Persaud : La Guerre des Boutons.

La Guerre des boutons, roman de ma douzième année (titre complet) est un roman français écrit par Louis Pergaud, écrivain franc-comtois, et publié en 1912. Il décrit la «guerre» que se livrent les bandes d’enfants de deux villages rivaux, Longeverne et Velrans, dans la campagne franc-comtoise de la fin du xixe siècle. L’auteur s’est inspiré de la vie dans le village de Landresse, lieu de notre festival, où il a enseigné deux ans. Le titre vient du butin de cette guerre, constitué en majorité par les boutons dont les vaincus sont dépouillés par les vainqueurs. Le récit, pour la plus grande partie, raconte l’histoire du point de vue des enfants de Longeverne.

Résumé

Les enfants de Longeverne, Lebrac et son armée, et ceux de Velrans, la troupe de l’Aztec des Gués, se livrent une guerre sans merci, à coups de bâtons, de cailloux et surtout de coups de pieds et de poings.

L’humiliation est certaine pour les malheureux qui tombent aux mains de l’ennemi : ils sont en fait dépouillés de leurs boutons, agrafes, lacets, etc., afin de les obliger à rentrer dépenaillés chez eux et de risquer une engueulade parentale, qui se termine généralement par une correction.

Au fil des défaites et des revanches, des différentes idées de Lebrac pour éviter les désagréments de la défaite, les tactiques pour emporter la victoire, des scènes cocasses se succèdent. L’on voit notamment les enfants faire la guerre nus, pour éviter d’abimer leurs vêtements, puis se faire recoudre par les filles du village, sans oublier de jouer des tours pendables à leurs ennemis en dehors des batailles…

Les garçons de Longeverne

  • Lebrac : c’est le chef de l’armée de Longeverne, il est « malin comme un singe, têtu comme une mule, vif comme un lièvre ». Il est amoureux de la sœur de Tintin, Marie. Il est très fort et très généreux et son cri est « A cul les Velrans ».
  • Camus : c’est le lieutenant principal de Lebrac, un agile tireur à la fronde à « lastique » et un fin grimpeur, d’où son surnom : les bouvreuils s’appellent dans la région des « camus » et il n’a pas son pareil pour les dénicher dans les hauteurs. Il est amoureux d’Octavie, qui lui rend apparemment son affection.
  • La Crique : c’est l’intellectuel de la joyeuse bande, dont le cerveau fourmille d’idées au moins autant que Lebrac. Il essaye de sauver à plusieurs reprises des soldats de la colle en classe. Il connaît par cœur l’histoire de la guerre entre Longeverne et Velrans
  • Tintin : frère de Marie, qui est amoureuse de Lebrac, il devient « trésorier » de la bande de Longeverne, gardant sur lui le butin de guerre et en avoir tous les malheurs.
  • Les Gibus : Grangibus, l’aîné, est un des « grands » de la bande ; Tigibus, son frère cadet, le suit presque partout. Ils habitent tous deux hors du village.
  • Boulot : il habite en dehors du village, comme les Gibus.
  • Gambette : son nom est tiré de Léon Gambetta. Il est aussi nommé ainsi parce qu’il est un rapide messager pour les catastrophes de guerre (exemple : la capture d’un des alliés…).
  • Bacaillé : bancal, amoureux d’Octavie et jaloux de Camus, il trahit la bande en révélant au Velrans où se trouve la cabane et en racontant tout de la guerre aux parents des Longevernes.

Tous ces protagonistes, excepté Tigibus, font partie de la « grande classe » de l’école communale. L’armée de Longeverne comprend en tout 45 « soldats ».

Les garçons de Velrans

  • L’Aztec des Gués : chef de l’armée de Velrans, surnommé ainsi à cause de sa petite taille. Il a goûté à l’humiliant déculotage tout comme son rival Lebrac. Son cri est « La Murie vous crève ! »
  • Tord gueule dit Touegueule : premier lieutenant de l’Aztec, il est l’adversaire attitré de Camus. Il s’est fait piéger par celui-ci avec la branche coupée.
  • Migue La Lune : un des soldats de Velrans, plutôt peureux, et ayant un tic à l’œil. Il est très dégoûtant. C’est aussi lui qui est le premier et l’un des derniers Velrans à être traité au poteau d’exécution dans le livre.
  • Tatti : le plus costaud de la bande et le plus bête aussi. Il réussit pourtant à capturer Tintin grâce à un stratagème. C’est le seul Velrans à n’avoir pas été au poteau d’exécution.

Citations

  • « Chicard, chouette, merde c’est épatant », un dialogue entre Lebrac et ses guerriers.
  • « C’est salement bien ! », admire Camus à propos du sac au trésor de la Marie Tintin.
  • « Les avis c’est comme les trous du cul, chacun le sien ! », joute verbale entre Camus et l’Aztec des Gués.
  • « Dire que, quand nous serons grands, nous serons peut-être aussi bêtes qu’eux ». Cette phrase conclut le roman.

Carte d’identité

Nom : Festival La Guerre du Son

Sexe : Masculin

Naissance : 20 juillet 2002

À : LANDRESSE (Doubs, 25)

Signes particuliers : punk/rock/métal/pop/alternatif/fusion/reggae…

Traits de caractère : fêtard, partageur, hyperactif, frondeur, inventif, rebel

« Les habitants de Landresse-Ouvans n’envisageront jamais de se plier à l’ordre commun… ils ont réussi le pari d’attirer chez-eux des stars de renommée internationale»

« Ce qui fait l’essence du festival : la convivialité »

« Un fameux challenge que celui de vouloir créer un événement culturel intergénérationnel en accueillant des têtes d’affiches de la scène musicale nationale voire internationale dans un village de 150 habitants ! »

« Les héritiers de La Guerre Des Boutons ont depuis longtemps déposé lance-pierres et autres triques pour se rassembler autour d’un même sens des échanges inter-générations, de la fête et de l’organisation : un peu plus de 150 bénévoles des villages de Landresse, Ouvans et alentours se prêtent désormais la main pour offrir aux festivaliers de tous horizons un week-end festif et percutant au milieu des champs ! »

« Un petit festival désormais installé dans le paysage musical franc-comtois… plus de 30 000 festivaliers accueillis en 10 ans »

La tactique ? Une programmation rock au sens générique du terme, qui se démarque

Les clés de la conquête ? Un sens aigu de l’accueil reconnu par les artistes et le public pour la plus pacifiste des confrontations !

Organisation : Comité des fêtes de Landresse-Ouvans composé exclusivement de bénévoles !

Champ de bataille : Un plateau verdoyant qui inspira à l’écrivain Louis Pergaud le roman « la Guerre des Boutons »

Staff : 150 bénévoles motivés de 7 à 80 ans

QG : Une scène permanente couverte pouvant abriter 1000 personnes

Partenaires : Privés, publics et médias

Festival éco-citoyen

Lancée en 2008, lors de la 7ème édition du festival, la démarche éco-citoyenne de La Guerre du Son est désormais intégrée à part entière dans l’esprit des bénévoles comme du public.

Une petite victoire remportée en faveur de la protection de l’environnement et plus particulièrement du site naturel de Landresse.

Aussi, c’est tout au long de la préparation du festival comme pendant les festivités que les actions éco-citoyennes sont menées avec :

– la mise en place de gobelets consignés pour réduire ainsi la production de déchets.

– l’intensification de la promotion virtuelle au travers de son site www.laguerreduson.com, de ses comptes Facebook et Twitter mais aussi sur les sites spécifiques assurant ainsi une forte visibilité de l’évènement tout en réduisant de près de 70 % le nombre de flyers papier (15 000 en 2015 vs 50 000 en 2008).

– le tri sélectif sur le site du camping, réalisé notamment grâce à la distribution de sacs poubelle destinés à collecter les déchets recyclables (poubelle jaune) d’une part et les déchets non-recyclables d’autre part. Le verre est également collecté directement sur site via des conteneurs publics prêtés par les communes des alentours. Des actions de sensibilisation seront à nouveau organisées cette année pour améliorer encore le bilan environnemental du festival et respecter toujours plus le site qui l’accueille.

– l’incitation renforcée au co-voiturage, point clé de la démarche éco-citoyenne du festival. Un geste à la fois environnemental et solidaire pour ne laisser personne sur la route.

– l’impression sur papier recyclé. Incontournable des éco-évènements, l’impression des affiches et flyers est réalisée depuis 2008 sur papier recyclé et confiée à des professionnels labélisés Imprim’Vert.