VENDREDI 14 & SAMEDI 15 JUILLET 2017

ELUVEITIE

Eluveitie est la créature de Christian « Chrigel » Glanzmann (chant, guitare, flûtes) qui le conçoit d’abord comme un projet studio. C’est en réunissant des musiciens pour enregistrer un album en 2002 à Winterthur (Suisse), qu’il a l’idée de monter le groupe. C’est chose faite après la parution de l’EP Vên en 2003. Eluveitie devient alors un vrai groupe de metal celtique composé de dix musiciens, faisant s’entrechoquer rythmiques des enfers et mélodies oubliées.

Les instruments électriques et traditionnels se mêlent sur Spirit en 2006, premier véritable album d’un groupe qui reste à géométrie variable. Christian Glanzmann sait où il veut emmener son groupe/projet et en 2007, la signature d’un contrat avec Nuclear Blast lui en donne les moyens. Slania en 2008 se paie le culot de rentrer dans les meilleures ventes suisses et allemandes, montrant que le folk metal celtique n’est pas réservé à une tribu éparse.

Evocation I: The Arcane Dominion, paru en 2009, va encore plus loin en proposant certaines chansons en langue gauloise, reconstituée pour l’occasion. Le succès ne fait que s’amplifier, Eluveitie n’étant pas avare de concerts où les nouveaux fans se recrutent par légions. Everyhing Remains (As It Never Was) propage la vague folk celtique à la France, la Grèce et la Finlande, Eluveitie se faisant fort d’aller coloniser le nouveau monde avec une ambitieuse tournée au Canada et aux Etats-Unis.

Avec Helvetios, sorti en février 2012, Eluveitie tient son premier album concept où les flûtiaux moyen-âgeux combattent toujours courageusement les assauts des larsens métalliques. Il en est de même pour le sixième album Origins, livré à l’été 2014, dont sont extraits les simples et clips vidéo « The Call of the Mountains » et « King ».

LAST TRAIN

Les blousons du rock and roll, sans ses clichés. Les slims de la pop, sans sa naïveté. Les boots du blues, sans son prosaïsme. Les jeunes Last Train libèrent un rock and roll hypnotique, dans un univers écorché et maîtrisé. Multipliant les tournées, leur réputation ne s’achète pas et les suit à chaque date, offrant ainsi une échappatoire pour des oreilles qui ont trop longtemps vulgarisé le rock.

« Nous ne sommes pas des frères, nous le sommes devenus. On s’est rencontré quand on avait 11 ans, aujourd’hui on en a 10 de plus, et la musique a toujours été la clef de voûte de notre famille. Prônant le « jamais mieux servi que par soi-même », nous avons avancé seuls en trouvant nos concerts, réalisant nos clips, enregistrant une première maquette. On a sorti le titre Cold Fever en 2014, suivi de Fire sur notre première tournée européenne, et depuis on n’arrête plus. Cela fait un ans et demi que nous sommes sur la route, en comptant plus de 150 concerts. Le Prix du Printemps de Bourges, Rock en Seine, le Québec, Les Inrocks Philipps ou dernièrement une Maroquinerie complète, c’est complètement fou. Nous avons monté notre agence de tour, et notre propre label où nous avons déjà produits des disques et monter plusieurs tournées pour nos groupes. On remercie toutes les personnes qui remarquent nos efforts, qui en font en retour et ceux qu’on retrouve lors de nos différents concerts, aux quatre coins de la France. »

THE INSPECTOR CLUZO

Du cœur et des sens. « Rockfarmers » de The Inspector Cluzo est un miroir tendu vers l’être. Le temps et les écoutes opèrent loin des fugaces frénésies modernes. Le duo montois aurait dû se satisfaire d’une solide réputation d’agitateur musical autour du monde. Fondé en 2008, le groupe a visité plus de 44 pays au cours de 800 concerts. Il n’en est rien. Ce double album convoque l’humain et invite la réflexion.

Sommes-nous condamnés et réductibles pour de bon ? Déracinés à jamais et étranger de paliers ? Ce Rockfarmers distille une voie vers nous même et une terre nourricière dont le rock et ses ancêtres ont pris pousse. « Estiu Theme » s’offre en gospel. « Lost in traditions » a l’odeur des champs de coton. « Quit the rat race » goûte sa rage du côté de Détroit. Un folk soutenu épouse « Alright Georges ». La moiteur érotique du funk se frotte à « Stars are leavin’» quand « Romana » trouve repos dans la couche de Curtis Mayfield. Puis quitte à pleurer car après ce disque, nous sommes désormais des hommes, « Kiss me » ne peut qu’enserrer et étreindre des larmes sous- jacentes.

Nous pourrions en rester là, satisfaits par satiété. Mais ce disque va plus loin, gorgé qu’il est de cohérence et de liberté. Les soli de guitare débarquent à l’impromptu. Comme bon leur semble. La guerre sonore se prépare, chacun est prêt. L’affrontement est proche. Puis la guitare trempe dans le blues comme sur « Abu », histoire des origines et de l’entremêlement. Unis et inséparable que nous sommes à l’instar du lierre et du chèvrefeuille. Et à peine croit-on trouver repos que la batterie sonne le réveil des troupes. On danse, on rit, on pleure, on se trouve face à soi-même prêt pour l’altérité. Le duo réinvente même la ballade rock sur « The Run » et « Lonely man », sans guimauve et pop corn à l’entrée.

Car ce disque est tellurique et racinal. « La Tierra Madre » dit-on en Amérique du Sud. Soit la pièce-maîtresse d’une œuvre dont la portée dépasse le cadre stricto sensu de la musique. En 2013, Laurent Lacrouts, guitare et chant, et Mathieu Jourdain, batteur acquièrent une ferme à Eyres- Moncube (Landes) au nom évocateur de « Lou Casse », le chêne en gascon. Ici, l’idée n’est pas d’accomplir le vieux rêve hippie. Le folklore n’est pas de mise.

Dans le respect des traditions et de la terre, les Cluzo s’adonnent à l’élevage d’oies et de canards, se livrent à la fabrication de foie gras et de rillettes/confits qu’ils se plaisent à vendre sur le marché de Mont-de-Marsan.

Dès lors, Musique, Terre et Champs s’accompagnent jusqu’au point de fusion. Les compères résolvent ainsi la quadrature du cercle. Chez eux, le monde est un village aux mille carrefours. Le cœur est à l’ouvrage, aux rencontres et à l’ailleurs qu’ils soient aux quatre coins du monde ou sur leurs terres gasconnes. Le magnifique documentaire de Yan Sourigues donne à voir ce parcours atypique et courageux.

Dans une industrie musicale standardisée, qui peut se targuer de publier un double album en toute indépendance ? Qui peut s’offrir le luxe d’entamer l’œuvre par un morceau entièrement instrumental frôlant avec gourmandise les six minutes. Il faut une bonne dose d’abnégation et d’insoumission. Nul doute que Led Zeppelin acquiesce. Tant III est un cousin lointain.

Conçu à l’ « ancienne », « Rockfarmers » prend pour trame le vinyl et ses délicieuses Face A et B. Les prises sont live et directes, l’enregistrement et le mixage sont entièrement analogiques. Un parti pris qui est tout sauf de la coquerie. « Vintage » diraient les modes. Les Inspector Cluzo en font fi. Authenticité et tradition sont les maîtres mots. Dès lors, quel autre pays que les Etats-Unis, quel autre lieu que Nashville (Tennessee) pour donner naissance à ce projet hors-norme ? Question de logique. Les deux mousquetaires se sont mus en cowboy, défricheurs de grands espaces. A la nuance que les tambours de Mathieu Jourdain n’ont rien de belliqueux et Laurent Lacrouts ne dégaine que des riffs. Au mixage, Vance Powell. Besoin est-il encore de le présenter ? L’homme possède à son palmarès les plus belles prises du rock’n’roll (The Raconteurs, Jack White, Seasick Steeve, Beck).

Il y aurait tant à dire : la subtilité, les richesses harmoniques, les trouvailles sonores. Mieux vaut écouter, non ? Car « être gascon signifie faire au lieu de dire ». Avec ce double-album, nous devenons tous un peu gascon.

Lionel Decottignies – L’Humanité Dimanche

TAGADA JONES

 Déjà plus de 20 ans que Tagada Jones parcoure les scènes nationales et internationales avec son Punk-Hardcore. Le groupe a traversé 25 pays, produit 9 albums studio et brûlé les planches à plus de 1800 reprises ! Sans doute l’un des seuls combos Punk français à autant s’exporter en chantant dans sa langue natale.

Tagada c’est aussi une conscience sociale, un engagement politique et surtout une référence en termes d’indépendance. Dignes héritiers de la scène alternative française, ils sont reconnus par leurs prédécesseurs (Bérurier Noir, Parabellum, Shériff…) comme étant l’incarnation du « Do it yourself » français.

Si le combo a démarré sa carrière il y a un peu plus de vingt ans sous la forme d’un quatuor 100 % punk-rock, sa musique a connu quelques changements et notamment une orientation plus electro-punk durant quelques années avec l’arrivée d’un cinquième membre aux samples. Aujourd’hui le groupe est revenu à ses premiers amours et continue de composer une musique punk fidèle à ses racines, même si l’aspect électro-indus n’a pas totalement disparu. Le groupe couvre plus que jamais un spectre musical allant du punk anglais, des origines à sa version californienne des années 90, en passant par l’alternatif hexagonal des années 80 ou encore le métal et le hardcore. Des influences qui ont été parfaitement digérées pour aboutir finalement à une musique qui ne ressemble à rien d’autre qu’à du Tagada Jones !

Si la musique a évolué, elle reste immédiatement reconnaissable, notamment grâce à la voix de Niko, à son chant enragé et à ses textes militants. Des textes qui ont d’ailleurs connu eux aussi une certaine évolution mais qui restent très largement axés sur les problèmes sociétaux tel que le capitalisme, la mondialisation, l’oppression, les guerres, le racisme, l’écologie, la politique, les religions, les violences conjugales ou la liberté au sens large du terme…. Les thèmes restent graves, la vision terriblement lucide, et l’ensemble brosse un portrait plutôt sombre mais réaliste de la société actuelle.

Trouvant le parfait équilibre entre conscience sociopolitique affûtée et virulence sonore, porté par des refrains fédérateurs, des guitares mordantes et des cœurs surpuissants, Tagada Jones s’impose en fer de lance de la scène punk-hardcore française.

Toujours plus violent, plus revendicateur, plus pertinent et plus incisif : tel est le visage de Tagada Jones en 2017. Gonflé à bloc et armé d’un nouvel opus « La Peste et le Cholera » le groupe s’apprête à reprendre les routes pour dispenser à travers le monde sa saine et franche énergie rock’n’roll, propre à faire transpirer n’importe quel amateur de décibel lors de concerts mémorables, où le quatuor révèle toute la mesure de sa ferveur et de sa générosité.

BUKOWSKY

BUKOWSKI est un power trio originaire de Paris, formé en 2007, composé de Mathieu Dottel, Niko Nottey et Julien Dottel.
Leur premier album Amazing Grace sorti en 2009, suivi d’une tournée internationale, est accueilli chaleureusement par une presse et un public enthousiastes. Rock Hard salue d’ailleurs la prouesse en insérant BUKOWSKI dans son Top entre Megadeth et Kiss !

Fort de ce premier opus, Bukowski parcourt la France, l’Europe et l’Argentine pour plus d’une centaine de concerts avec Mass Hysteria, Gojira, Therapy ?, Fu Manchu etc…

Le groupe ne ménage pas ses efforts et continue sur sa lancée avec un second album, The Midnight Sons, enregistré en Septembre 2011 par Francis Caste.
L’album est acclamé par la critique et permet au groupe d’assurer une grosse tournée en 2011/2012, avec notamment des lives aux deux plus gros festivals de metal français, le SONISPHERE France 2011 avec Metallica, Anthrax, Megadeth, Slipknot… et le HELLFEST 2012 en compagnie de Guns N’ Roses, Mötley Crüe, Ozzy Osbourne, Refused…

L’album fut sacré Meilleur Album Rock 2011 au référendum des auditeurs de Ouï FM, et consécutivement en Décembre 2012, BUKOWSKI a été élu meilleur groupe français au Hellfest Edition 2012 !

BUKOWSKI réalise une ascension qui laisse présager un avenir marquant pour le metal français et semble aujourd’hui impossible à stopper. La famille BUKOWSKI s’agrandit, Fred Duquesne officie désormais en tant que second guitariste au sein du groupe !
Nul doute que 2013 sera l’année de la consécration pour BUKOWSKI, avec un nouvel album qui sortira le 15 avril 2013 chez Verycords / Warner.

THE REBEL ASSHOLES

14 ans d’existence pour l’inépuisable combo Punk Rock Montbéliardais qui n’aura cessé de faire parler de lui au fil des années !
Influencé par des formations telles que Burning Heads (avec qui ils ont déja effectué une tournée européenne de plus de 60 dates étalées entre 2012 et 2013) , Hot Water Music ou encore Bouncing Souls, REBEL ASSHOLES délivre un punk rock énergique alliant riffs efficaces, envolées mélodiques et refrains imparables, le tout dans un cocktail explosif et survolté…
Leur dernier EP 8 titres « Follow The Line », sorti le 18 mai 2015 chez Kicking records / PIAS et Productions Impossible records s’inscrit dans la pure lignée de ce à quoi ils nous ont habitué depuis des années… A savoir un punk rock puissant, catchy et mélodique !

Avec plus de 500 concerts à leur actif aux quatre coins de l’Europe (dont des apparitions remarquées ces dernières années aux Eurockéennes de Belfort, à l’Xtreme Fest, au Bataclan… et de nombreuses autres dates avec des pointures internationales telles qu’Anti Flag, Lagwagon, Good Riddance, Strung Out, Snuff, Beatsteaks, Adolescents, Teenage Bottlerocket, Youth Brigade, Les Sheriff, Burning Heads...), au Japon & en Chine, ainsi qu’un 4° album prévu pour l’automne 2017, les Rebel Assholes font assurément parti des plus fidèles représentants du Punk Rock made in France !

SNAP BORDER

Quintet énergique à l’expérience mûrie depuis 4 ans, SNAP BORDER c’est une présence scénique explosive, une empreinte résolument rock et une volonté marquée de s’affranchir des frontières entre les genres musicaux. Pour Adam, Franck, Chris, Eddy et Yéyé, la musique est un plaisir, exploité par chacun depuis plusieurs années, dans des projets parfois aux antipodes les uns des autres, créant ainsi la richesse musicale du groupe SNAP BORDER.

Leur 1er album « Alternative Current Box », explore plusieurs sonorités (pop, rock, heavy, metal…) et s’inspire d’un grand nombre d’esthétiques. Toutes les influences sont bonnes à prendre à condition que le résultat détonne !

Illustration de tranches de vie, vécues ou fantasmées, chaque morceau est une invitation à entrer dans un univers musical à la fois puissant et raffiné.

 

DIRTY DEEP

Dirty Deep, c’est d’abord Victor Sbrovazzo, digne héritier des grands noms du delta blues (Son House, John Lee Hooker…) qui décide, fort de l’exemple de Scott H. Biram, de créer son propre one-man band en 2010. Révélé par le Binic Folk Blues Festival, il parcourt les routes accom- pagné de sa guitare, de son harmonica, et de sa farouche volonté de transformer sa route en chemin de la liberté, sur le rythme d’un blues instinctif, brut et sans concession.

Après Back To The Roots (2012), témoignage prometteur de cette période en solitaire, le puis- sant batteur Geoffroy Sourp et ses influences hip-hop rejoignent le projet et finissent de libérer complètement Dirty Deep de ses dernières chaînes : le one man band chaotique et passionné devient un implacable duo dont la maturité explose sur Shotgun Wedding (2014). Mais c’est bel et bien sur scène que ces deux-là épatent. Impossible de résister : l’énergie magnétique de la batterie porte la frénésie de la guitare et l’incroyable rugosité de la voix à leur apogée, embar- quant le public dans une jouissive expérience blues rock.

Aujourd’hui, c’est en trio que Dirty Deep s’envisage. Rejoint par Adam Lanfrey à la basse, le groupe sort en mai 2016 son 3ème LP : What’s Flowin’ In My Veins. Ce dernier opus connu un véritable succès, ce qui poussa Dirty Deep a sortir une version Deluxe de l’album en mai 2017. Une nouvelle virée sauvage et électrique qui s’annonce…

MAMADJO

VAINQUEUR DU TREMPLIN 2017

Présent sur les scènes du grand-est français depuis maintenant 3 ans, le groupe Mamadjo a su s’imposer grâce à leur musique alliant un rock acoustique punchy à des sonorités bluegrass.

Avec des influences telles que John Butler Trio, Foo Fighters ou encore Jamiroquai, les quatre garçons ont su allier diverses couleurs musicales pour créer leur propre identité.

A la suite de leur EP « Colors », Mamadjo regagne le devant de la scène avec un premier album intitulé « Dreamers ». La couleur Mamadjo s’affirme donc dans ce nouvel opus plus rock, au travers de textes oscillant entre réalité et imaginaire… Une occasion rêvée pour le quatuor de repartir à la conquête du public et de partager son énergie musicale débordante.

FLESH

Duo électro français émergent, FLESH s’impose comme la nouvelle « French Connection »
et n’épilogue pas avec vos sentiments ! Que ce soit derrière les platines ou en live ils cultivent au fur et à mesure de leurs sets une ambiance électrique, euphorisante et brutale… Pour vous faire sombrer dans des volutes mélancoliques et angoissantes.
Avec des influences telles que The Prodigy, Vitalic, Justice, The Bloody Beetroots, Atari Teenage Riot ainsi que la nouvelle scène techno et indus la plus sombre…
Sur scène, le son acoustique de la batterie, mêlé aux sonorités rugueuses des synthétiseurs,
dégage une puissance spécifique au rock. Mais attention, telle une obsession primitive, FLESH n’oublie pas pour autant de vous plonger dans cette frénésie nocturne propre aux musiques électroniques.
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